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ProfCapio

Ce que le tournoi fait travailler

Le jeu sérieux de gestion n'est pas une récréation : c'est une modalité pédagogique inscrite dans les programmes de la voie technologique. Voici, niveau par niveau, les notions que vos élèves manipulent réellement pendant une partie.

Première et terminale STMG

C'est le réglage de référence. En une séance, les élèves rencontrent concrètement :

  • la formation du résultat : chiffre d'affaires, charges variables, charges fixes ;
  • le seuil de rentabilité, le point mort et la marge de sécurité — non pas calculés sur un exercice, mais subis en direct ;
  • la distinction entre résultat et trésorerie, qui devient évidente le jour où une équipe bénéficiaire se retrouve à découvert ;
  • la construction du bilan et la lecture de l'actif et du passif ;
  • le positionnement : prix, qualité, communication, et leurs effets croisés sur la demande.

Le moment qui fait mouche

Une équipe baisse son prix pour gagner des parts de marché. Elle y parvient — et découvre au tour suivant que sa marge a fondu, que ses stocks sont vides et que sa trésorerie ne suit plus. Aucun cours magistral ne produit cette compréhension-là.

Bac général — spécialité SES, enseignement d'économie

Le niveau « simplifié » adapte le vocabulaire et renforce les aides, sans modifier les règles de calcul. Les élèves y abordent :

  • le fonctionnement d'un marché en concurrence, vécu de l'intérieur ;
  • l'élasticité de la demande au prix, constatée et non récitée ;
  • les rendements décroissants et les limites de capacité ;
  • la notion de coût et la formation du profit.

C'est aussi un support d'orientation : plusieurs élèves découvrent à cette occasion que la gestion les intéresse.

BTS tertiaires et enseignement supérieur

Le niveau « étudiant en gestion » ouvre l'entreprise complète. S'ajoutent alors :

  • les soldes intermédiaires de gestion et l'analyse de la performance ;
  • le besoin en fonds de roulement, le fonds de roulement net global et leur articulation avec la trésorerie ;
  • le financement : emprunt, remboursement, intérêts, agios sur découvert, escompte ;
  • l'investissement : acquisition de machines, amortissement, revente ;
  • la politique sociale : embauches, salaires, motivation, et leurs effets sur la capacité ;
  • l'impôt sur les sociétés, avec report des déficits et décaissement décalé d'un exercice.

Une comptabilité qui tient debout

Le moteur n'est pas une approximation pédagogique : les équilibres comptables sont vérifiés à chaque tour. L'actif est toujours égal au passif, et la trésorerie est toujours égale au fonds de roulement diminué du besoin en fonds de roulement. Vous pouvez faire vérifier ces égalités par vos étudiants — elles tomberont juste.

Voie professionnelle

Le réglage le plus simple — prix, production, communication — permet une séance courte et très concrète, centrée sur la prise de décision en équipe et la lecture d'un résultat. Les décisions non souhaitées se désactivent une par une.

Où l'insérer dans une progression

Trois usages reviennent chez les collègues qui l'ont pratiqué :

  • En ouverture de séquence : les élèves rencontrent les notions avant de les nommer, puis le cours met des mots sur ce qu'ils ont vécu ;
  • En synthèse : après le cours, pour éprouver ce qui a été compris ;
  • En projet : sur plusieurs séances, avec un business plan à défendre à l'oral — que vous pouvez valoriser par le bonus de l'animateur.

Essayez-le avec votre classe

Demandez votre code animateur : vous recevez aussi le manuel des notions d'économie et de gestion.